Action érosion 3 à l’éléphant, we du 10-11 octobre 2015

vendredi 20 juillet 2018 , par François L., Grimpe13
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Finalisation ONF 2018

Le 01/02/2018 à 21:09, j’ai écrit au responsable ONF de la commanderie :
> Bonjour David,
>
> je n’avais pas encore eu le temps d’y aller cette année scolaire mais ça me tournait dans la tête, le petit travail à finir suite à notre 3ème action autour des bouleaux de l’éléphant.
> La dernière fois j’avais vu qu’un peu de végétation était parvenu à se réimplanter, j’envisageais de consolider par des pieux de robiniers, et de te demander l’autorisation d’enclore ces petites zones et de mettre des pancartes.
> Je suis dégoutté ! les grimpeurs (certains) sont vraiment trop crétins : la plupart des troncs de la partie droite ont été récupérés pour faire des bancs plus loin sur la plage (ainsi que les pierres des murets). On peut donc à nouveau circuler facilement sous le bouleau et piétiner ses racines. Encore qcqs mois et nous aurons travaillé en pure perte. Bref, inutile de compter sur l’intelligence et la responsabilité humaine, il n’y a que les mises en défens (avec clôture électrique peut être) qui puissent être efficace !
> C’est bien désespérant.
> Je vous laisse juger de s’il faut faire qcq chose, sachant bien vos faibles moyens et manque de temps.
>
> Cordialement
> François

La réponse parfaite de l’ONF :


Vous remarquerez la slake-line tendue en travers de la plage sur le bouleau déjà clairement en souffrance (tronc fissuré, écorce se détachant), ne serait-ce qu’à voir le nombre de souches mortes sur cette plage, n’est-ce pas simple de déduire que ces arbres sont fragiles ? Bon l’ONF, encerclez tous ces arbres, cassez les blocs, et construisez une SAE à proximité, il n’y a plus que cette solution pour préserver la nature des grimpeurs.

3ème action érosion, 10 octobre 2015.

Sous l’initiative de Aude de Grimpe13.

Projet

Le projet comprenait deux actions :

  1. L’une certaine : renfort complémentaire de murets anti-érosion mis en place par l’ONF
  2. L’autre dépendante d’un soutien financier du Cosiroc : coupe de pins parcelle 142, transport (camion benne) de ceux-ci à l’éléphant dans les zones mises en défends.

Même programme donc que pour l’action2, mais pas avec nos véhicules perso !

La première réponse du cosiroc ne fût pas encourageante :

Le 01/09/2015 à 21:36, Oleg Sokolsky a écrit :
- Le COSIROC rembourse sur facture les frais de petit matériel d’entretien des circuits dans la mesure ou ces entretiens ont reçu son accord. (...) En ce qui concerne les opérations plus importantes, le COSIROC finance celles qu’il supervise et dont il a le contrôle, (...) dans le cas présent, il n’est absolument pas envisageable de :
- subventionner la location d’une camionnette sauf contrat adéquat pour pénétrer en Forêt Domaniale (assurance) ;
- fournir et permettre l’utilisation d’un tire-fort à des personnes n’ayant pas l’habilitation ( ie au moins la formation) à se servir de ce type d’appareil ;


Vous connaissez vous le cursus de formation diplômante pour se servir d’un tire-fort ?

Finalement le cosiroc condescendra à rembourser l’achat d’une brouette et à la location d’un camion-benne. Budget : 215 € ! ça ne fera de trou dans la trésorerie du cosiroc : 98 188 € ! Une broutille par rapport à ses 2500 € de frais de déplacement (pour ?), ses 315 € de "réunions diverses" (je vais au même, sans défraiement), ses 614 € d’entretien de circuits (peinture or sans doute).

Une visite a été effectuée avec le responsable secteur de l’ONF.
Le plan de l’action érosion :

combler les interstices entre les gros blocs posés par l’ONF situés sous La Singulière. Vérification et renforcement si besoin des murets. Muret point Y à surélever. Que fait-on au point C et q ? À voir, une menace de création d’un siphon sous les Demoiselles. Redisposer qcq troncs sous glamora et en d’autres endroits judicieux.


Bilan CR Aude, de Grimpe13 :

Le déroulement de la journée anti-érosion

Au total, une trentaine de bénévoles ont participé à la journée. L’ensemble des points vus avec l’ONF ont pu être traités. Et à la fin de la journée, tous les participants étaient enchantés… et vannés !
Dans le détail, la journée s’est développée ainsi…

Vers 9h, un premier groupe d’une dizaine de personnes est arrivé pour repérer les lieux et installer un point de ralliement. Composé de quelques chaises et d’une tente, c’était le lieu de rendez-vous pour les temps de pauses (pique-nique, goûter, …).

A partir de 10h30, les bénévoles sont arrivés et plusieurs groupes ont été formés :
- l’un pour aller chercher les repousses de pin avec le camion-benne
- un autre pour ramasser des épines de pins, utiles pour combler les trous entre les rochers
- un dernier a attaqué dès le matin l’aménagement au pied des bouleaux

A 13h30, après un pique-nique reconstituant, de nouveaux groupes se sont formés :
- un dernier chargement de repousses de pins a été effectué, tandis que les repousses de pins arrivées dans la matinée étaient déposés sur les zones identifiées avec l’ONF.
- l’aménagement au pied des bouleaux s’est poursuivi
- un groupe est allé chercher les pierres dans la carrière abandonnée

Vers 16h30, l’ensemble des points à traiter étaient achevés et les participants en ont profité pour grimper, randonner (sentier bleu), courir… ou juste se reposer en prenant le goûter. Il était prévu que la journée s’achève vers 17h30, heure à laquelle tout le monde a commencé à ranger les affaires et repartir.

Conseils pour les prochaines actions anti-érosion

Pour la préparation du projet, un agent de l’ONF a été récemment embauché pour améliorer la coordination et le suivi des projets bénévoles. Il s’agit de Yann Nadal. Il a indiqué qu’à partir de 2016, l’ONF a le projet d’investir dans du matériel et des outils dédiés aux bénévoles.
La demande d’aide financière a été demandée un peu tardivement au Cosiroc, il est recommandé de la solliciter trois semaines avant la journée anti-érosion, avec les devis des achats demandés.
Le Cosiroc a permis de faire financer un soutien logistique au projet de 215€, comprenant :
- la location du camion-benne, permettant de transporter les repousses de pin de la parcelle 142 à la plage de l’Elephant.
- L’achat d’une brouette à 2 roues, facilitant le transport des matériaux lourds dans le sable, notamment des rochers. En effet, les brouettes classiques ont tendance à basculer d’un côté ou de l’autre. Cette brouette est conservée par le Cosiroc et pourra être mise à disposition des prochaines actions anti-érosion.

Une visite sur site avec l’ONF était absolument nécessaire pour préciser les actions à mener et a pu se tenir le 5 octobre. Le projet a été précisé :
les repousses de pins avaient déjà été supprimées quelques semaines auparavant par une autre action de bénévoles. Il restait à les charger et les ramener à la plage de l’Eléphant.
les lieux précis où les déposer ont été identifiés
trois bouleaux en mauvaise santé ont été repérés en limite de la plage et des blocs rocheux et il a été proposé d’aménager la zone en aval de leurs racines pour limiter le passage du public et maintenir le sable.
Concernant l’organisation d’un groupe relativement important, il est utile que plusieurs personnes ressources soient présentes pour établir le travail à réaliser dans chaque groupe. Et il est à noter qu’au bout d’environ 2 heures, les participants ont besoin d’une pause pour boire un coup et manger un morceau.
Il est également pratique de disposer de davantage d’outils (notamment scies, ...) pour intervenir en parallèle sur les différents lieux. L’utilisation d’une brouette à deux roues a été particulièrement probante, en particulier pour transporter de lourdes charges.

L’activité des participants attirant l’attention du public, on pourrait prévoir pour la prochaine action anti-érosion un panneau de sensibilisation réutilisable d’une action à l’autre. Des échanges entre les bénévoles et les grimpeurs et les randonneurs ont permis d’expliquer les enjeux d’érosion et de l’action menée, voire même de susciter un coup de pouce. Un panneau permettrait de faciliter cette sensibilisation et d’inciter d’autres usagers de la forêt de Fontainebleau à organiser ce type d’action.
Une fois la journée achevée, il pourrait également être intéressant de disposer quelques panneaux de sensibilisation sur place, par exemple pendant un mois, pour expliquer pourquoi certaines zones de passage ont été neutralisées et les effets attendus des dispositifs mis en place.